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	<title>La Bauge littéraire</title>
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		<title>Les Chattes</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 13:14:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Le 14 mai 2013, mon deuxième roman, Les Chattes, a vu la lumière du jour dans la collection SeXtasy des Éditions Numériklivres. C&#8217;est un roman érotique qui raconte les aventures et les rencontres de Marie et de Nadège dans un &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/les-chattes/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/les-chattes/">Les Chattes</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 mai 2013, mon deuxième roman, <a title="Thomas Galley, Les Chattes" href="http://numeriklire.net/2013/05/14/les-chattes-par-thomas-galley/" target="_blank"><em>Les Chattes</em></a>, a vu la lumière du jour dans la <a title="La collection SeXtasy des Éditions Numériklivres" href="http://sextasycollection.net/" target="_blank">collection SeXtasy</a> des Éditions Numériklivres. C&rsquo;est un roman érotique qui raconte les aventures et les rencontres de Marie et de Nadège dans un monde où l&rsquo;amour se conjugue au féminin. Et parce qu&rsquo;il faut appeler un chat un chat, on peut dire que c&rsquo;est un roman consacré à l&rsquo;amour &#8211; et pas que sentimental ! &#8211; entre femmes. Vous me direz que, étant dépourvu d&rsquo;un deuxième chromosome X, je suis mal placé pour me mettre dans la tête de ces femmes. Je laissereai en juger celles et ceux qui m&rsquo;auront lu, mais sachez néanmoins qu&rsquo;<a title="Le blog d'Aurélie Gaillot" href="http://aurelie-gaillot.blog4ever.com/" target="_blank">Aurélie Gaillot</a> vient de me faire la remarque suivante :</p>
<blockquote><p>Pour Thomas Galley, ce second livre me laisse à penser que Thomas est en fait une femme, qui aime beaucoup les femmes, en plus !</p></blockquote>
<p>Mais, blague à part, pourquoi donc justement un tel sujet ? Et bien, l&rsquo;idée m&rsquo;est venue après la lecture d&rsquo;un roman publié par mon éditeur en novembre 2012, <a title="Louise Auger, Ev Anckert – Histoire d’amour et manifeste politique" href="http://postlucemtenebrae.eu/louise-auguer-ev-anckert/" target="_blank">Ev Anckert</a>. Celui-ci, initialiement paru en 1994, tourne autour de la rencontre fulgurante de Louise, auteure québécoise, et d&rsquo;Ev Anckert, éditrice parisienne, et doit être lu dans le contexte de l&rsquo;émancipation des homosexuels et des débats qui, en France, ont marqué la vie politique du début des années 1990 jusqu&rsquo;à la création du PACS en 1999. L&rsquo;amour peut donc être politique (ce qui n&rsquo;est pas nouveau, on le sait depuis au moins l&rsquo;<em>Antigone</em> de Sophocle), et la meilleure illustration en est donnée par la virulence des manifestations à l&rsquo;occasion du <em>Mariage pour tous</em>, ce projet du gouvernement socialiste qui remet à l&rsquo;ordre du jour une controverse qu&rsquo;on avait cru résolue.</p>
<p>S&rsquo;il est vrai que le débat concret, tel qu&rsquo;il est mené dans la France de 2013, est absent des aventures de Marie, de Nadège et de toutes celles qu&rsquo;elles rencontrent au fur et à mesure de leurs expéditions nocturnes, il faut quand même comprendre que ce texte n&rsquo;est pas neutre, dans la mesure où il montre des êtres humains à la recherche de ce qu&rsquo;ils sont réellement, dans leur for intérieur, et de la façon de se définir par rapport à leurs prochains et à la société. Parce que, s&rsquo;il y a bien le côté érotique &#8211; très important -, il y a aussi les interrogations, les doutes, la douleur, et la joie de tomber amoureuse. Et peu importe le genre de la personne en question !</p>
<p><em>Les Chattes</em>, c&rsquo;est donc aussi un roman qu&rsquo;on peut lire comme un commentaire au débat qui a fait perdre la tête à plus d&rsquo;un et qui montre de manière si peu ambiguë qu&rsquo;on est encore loin d&rsquo;une société où les différences ne sont plus perçues comme autant de menaces mais comme un enrichissement, et où les êtres humains ne doivent plus se battre pour la reconaissance de ce qui est le plus bel héritage de notre espèce &#8211; l&rsquo;amour.</p>
<p>Mais ne vous laissez pas abuser par tout ça : Je vous assure que ce petit texte trouve sa place dans la collection si bien nommée : SeXtasy <img src='http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://numeriklire.net/2013/05/14/les-chattes-par-thomas-galley/"><img class="alignright  wp-image-6080" alt="Thomas Galley, Les Chattes" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/05/chattes.png" width="287" height="440" /></a>Thomas Galley<br />
<a title="Thomas Galley, Les Chattes" href="http://numeriklire.net/2013/05/14/les-chattes-par-thomas-galley/">Les Chattes</a><br />
Éditions Numériklivres<br />
ISBN : 978-2-89717-490-3</p>
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		<title>Sylvain Kornowski, Les guerriers au repos</title>
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		<pubDate>Mon, 13 May 2013 14:17:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Et dire que plus de vingt ans ont passé depuis la chute du Mur de Berlin&#8230; Voici une des premières réflexions qu&#8217;a suscitées la lecture du roman de Sylvain Kornowski, Les guerriers au repos. Parce que c&#8217;est dans cette ambiance &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/sylvain-kornowski-les-guerriers-au-repos/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/sylvain-kornowski-les-guerriers-au-repos/">Sylvain Kornowski, Les guerriers au repos</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Et dire que plus de vingt ans ont passé depuis la chute du Mur de Berlin&#8230; Voici une des premières réflexions qu&rsquo;a suscitées la lecture du roman de <a title="Le blog de Sylvain Kornowski" href="http://lebigblogowski.wordpress.com/" target="_blank">Sylvain Kornowski</a>, <a title="Sylvain Kornowski, Les guerriers au repos" href="http://www.edicool.com/les-guerriers-au-repos-2/"><em>Les guerriers au repos</em></a>. Parce que c&rsquo;est dans cette ambiance de fin d&rsquo;époque que le récit est né, et une lecture attentive fait ressortir quelques détails qui aident à trouver les repères temporels. Mais comme tout texte littéraire qui se respecte, celui-ci n&rsquo;a que faire des entraves et des localisations spatio-temporelles, il les dépasse toutes pour vivre au rythme de sa propore vie, et les détails du XX<sup>e</sup> siècle déclinant ont tout au plus une valeur anecdotique.</p>
<p align="JUSTIFY">Voici donc l&rsquo;histoire de quatre amis, <span style="font-size: large;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;">Ron, Manès, Nicholas et Allan. Et pour eux aussi, et le lecteur se rend compte bien vite de ce fait crucial, il s&rsquo;agit de la fin d&rsquo;une époque, même s&rsquo;ils mettent un certain temps à le comprendre. Parce que la jeunesse est révolue, et les illusions disparaissent derrière l&rsquo;horizon, parce que tel est le sort de ceux d&rsquo;ici bas qui ne peuvent pas tout simplement s&rsquo;arrêter, parce que la vie les oblige à avancer coûte que côute. Et si, en cours de route, les amis et les illusions font naufrage, tant pis, d&rsquo;autres prendront la relève et les ramasseront par terre. Tout cela est bien banal, mais jamais assez pour qu&rsquo;on ne puisse pas en tirer une belle histoire. Ce qu&rsquo;a fait Sylvain Kornowski, à qui l&rsquo;éditeur <em>pure player</em> <a title="Les Éditions Edicool" href="http://www.edicool.com/" target="_blank">Edicool</a> a donné la chance de voir paraître son texte vingt ans après l&rsquo;avoir rédigé. Mais comme les bons textes mûrissent au lieu de sombrer dans les archives, il s&rsquo;en dégage une fraîcheur comme au premier jour. Et cette fraîcheur-là, on la doit en très grande partie à la protagoniste féminine, Svetlana, jeune femme roumaine qui respire la séduction innocente et ne jure que par sa liberté. Et voilà qu&rsquo;elle est confrontée aux quatre amis pour qui cette même liberté n&rsquo;est plus un concept des plus théoriques, un souvenir de quelque chose acquis depuis toujours, sans la moindre lutte. Quand de tels opposés sont mis en relation, la tension est au rendez-vous, et la décharge violente ne se laisse pas attendre. Et c&rsquo;est précisément ce qui arrive au quatuor suranné qui sera réduit, par une sorte de déflagration au ralenti, à ses composants. Quant à Svetlana, catalyseur parfait, elle passe, elle fait réagir les autres, elle laisse derrière elle un univers décomposé et continue sur son trajet sans subir le moindre changement, fidèle à elle-même. Ou, pour reprendre les paroles d&rsquo;<a title="Eric Neirynck, Fratrie Fatale" href="http://postlucemtenebrae.eu/eric-neirynck-fratrie-fatale/" target="_blank">Éric Neyrinck</a>, à qui on doit la préface :<br />
</span></span></span></p>
<blockquote><p>Comme dans tout bon livre, il y a un personnage à part, et dans ce cas-ci c’est Svetlana, une femme, toutes les femmes à elle seule.<em> (Les guerriers au repos, Préface.)</em></p></blockquote>
<p>Une femme <strong>à part</strong>, effectivement :</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY">Mais quelque chose dérangea ; bien que son comportement ne pût qu’inspirer la confiance, elle [i.e. Svetlana] avait d’étranges apartés silencieux, comme des absences, durant lesquels elle observait minutieusement chacun d’eux, avec des yeux mutins et séducteurs qui les déshabillaient puis les rhabillaient précautionneusement, sans impudeur mais avec un rien de déstabilisant.</p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">Svetlana s&rsquo;occupera de tout un chacun, à tour de rôle, et cette rencontre laissera des traces dans les vies respectives des quatre Guerriers. Sylvain Kornowski n&rsquo;est pas le premier à se servir d&rsquo;un tel procédé qui assimilerait les relations humaines à des réactions chimiques, son plus célèbre prédésseur étant sans aucun doute Johann Wolfgang Gœthe, l&rsquo;auteur des<em> Affinités électives</em>. Mais il y a, dans ce roman, bien plus de découvertes à faire que ce riche héritage littéraire. Kornowski allie, à la plume de l&rsquo;écrivain, l&rsquo;œil du photographe, et les scènes issues de cette rencontre comptent parmi les plus remarquables, comme celle du portrait de Svetlana immortalisé par le regard d&rsquo;Allan venu pour débusquer son ami Nicolas :</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY">La porte s’ouvrit violemment et offrit à Allan un spectacle qu’il n’oublierait jamais : derrière son ami, vêtu seulement d’un caleçon, Svetlana, les bras étendus sur le canapé comme si elle tenait à signifier que tout ce qu’elle touchait ici lui appartenait, affichait avec insolence sa nudité provocante ; ses seins, larges et lourds, étaient une invitation obscène et tentante, et ses longues jambes, croisées nonchalamment, étaient si longues qu’elles offraient le spectacle de la naissance de son pubis, serré contre ses cuisses laiteuses&#8230; (Première partie : Paris)</p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">De tels clichés, quand même le roman n&rsquo;aurait aucune valeur littéraire, mériteraient à eux seuls d&rsquo;être arrachés aux tiroirs poussiéreux. Et cela donne une très grande envie de lorgner vers le bureau de l&rsquo;écrivain pour savoir quels trésors on pourrait encore y dénicher. Je vous invite à votre tour de faire des découvertes dans ce texte, et d&rsquo;exercer votre regard sur les paroles de Sylvain Kornowski.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.edicool.com/les-guerriers-au-repos-2/"><img class="alignright size-full wp-image-6041" alt="Sylvain Kornowski, Les guerriers au repos" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/05/kornowski_couv.jpg" width="341" height="512" /></a>Sylvain Kornowski<br />
<a title="Sylvain Kornowski, Les guerriers au repos" href="http://www.edicool.com/les-guerriers-au-repos-2/">Les guerriers au repos</a><br />
Éditions Edicool<br />
ISDN : 978-2-919645-24-4</p>
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		<title>Le mec de l&#8217;underground &#8211; des souterrains de la ville à ceux de l&#8217;âme</title>
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		<pubDate>Tue, 07 May 2013 18:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Je pensais avoir vu un tas de choses. Pas toujours des plus rassurantes, ni des plus jolies, mais d&#8217;une assez grande variété, et c&#8217;est déjà ça. Me disais-je. Mais voilà que, sur le tard, je découvre le mec de l&#8217;underground, &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/le_mec-de_l_underground-souterrains/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/le_mec-de_l_underground-souterrains/">Le mec de l&rsquo;underground &#8211; des souterrains de la ville à ceux de l&rsquo;âme</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Je pensais avoir vu un tas de choses. Pas toujours des plus rassurantes, ni des plus jolies, mais d&rsquo;une assez grande variété, et c&rsquo;est déjà ça. Me disais-je. Mais voilà que, sur le tard, je découvre le mec de l&rsquo;underground, entré dans les rangs des auteurs de l&rsquo;équipe la plus déjantée qu&rsquo;on puisse imaginer. Je parle évidemment de celle de l&rsquo;éditeur numérique Edicool, patrie de mes rêves humides. Et pas que des miennes, apparemment. Mais voilà que je dois tirer mon chapeau en révérence au Mec qui a non seulement réussi à réaliser son rêve, à savoir se faire éditer &#8211; à force de talent ou de coups de poing, peu importe -, mais qui est encore capable d&rsquo;emmener le lecteur, après l&rsquo;éditeur, dans les souterrains de la ville, de la vie et de l&rsquo;âme. Et qui assure en avouant tout haut que, s&rsquo;il vise l&rsquo;édition, c&rsquo;est évidemment dans le seul but de se faire plein de thunes, comme la meuf à <em>Ali Porteur</em> qui, elle, ne sort plus, à l&rsquo;heure qu&rsquo;il est, de son jacuzzi rempli de gigues, mais qui s&rsquo;est encore faite &laquo;&nbsp;des couilles en platine&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Je ne sais pas si le Mec a déjà programmé sa visite au chirurgien pour se faire opérer des couilles, mais s&rsquo;il rate son coup (oui, oui, mauvais jeu de mots intentionnel !), ce n&rsquo;est sûrement pas faute de talent ou d’impétuosité. Parce que voici une descente qui a tout pour capturer, et tout d&rsquo;abord la verdure du langage et l&rsquo;énergie de la détermination. Parce que quand on a décidé de foncer, il faut foncer, et ce n&rsquo;est pas le mec qui reculera <em>in extremis</em>, bien au contraire ! Et ce n&rsquo;est pas au lecteur non plus que je conseillerais une telle démarche. Parce qu&rsquo;il pourrait finir en trophée, ornant les murs de l&rsquo;underground où le mec a établi le royaume de sa pureté. De celle qui fait peur, de celle qui inspire.</p>
<p>Mais qu&rsquo;est-ce qui se passe donc dans l&rsquo;underground ? Vous voulez vraiment le savoir ? Ben, il ne vous reste plus qu&rsquo;à délier les cordons de votre bourse, parce que ce n&rsquo;est pas moi qui vous dévoilerai les arcanes d&rsquo;une réalité rendue invisible par la connerie des esprits trop bornés pour regarder ailleurs que dans les étalages des boutiques ou les colonnes des chiffres qui défilent en bas de vos écrans. Sachez seulement que vous y croiserez un pédé bouffeur de patates, une sœur dont les coups de gueule attirent systématiquement ceux de poing, un cadavre en trop, une variété incroyable de drogues, et un éditeur qui a vu plus loin que le bout de sa queue. Cela vous tente ? Le Sanglier vous invite donc à vous fier au mec de l&rsquo;underground qui saura s&rsquo;occuper de vous et de votre petite curiosité et qui ne manquera pas de vous faire descendre &#8211; toujours plus loin &#8211; jusqu&rsquo;aux confins de vos fantasmes et de vos âmes&#8230;</p>
<p><a title="Le mec de l'underground" href="http://www.edicool.com/Store/Ebook/6136-LE-MEC-DE-L%E2%80%99UNDERGROUND.html" target="_blank">Le mec de l&rsquo;underground</a><a href="http://www.edicool.com/Store/Ebook/6136-LE-MEC-DE-L%E2%80%99UNDERGROUND.html"><img class="alignright size-full wp-image-6045" alt="Le mec de l'underground" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/05/mec_underground_couv.jpg" width="355" height="533" /></a><br />
Éditions Edicool<br />
ISBN : 978-2-919645-25-1</p>
<p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/le_mec-de_l_underground-souterrains/">Le mec de l&rsquo;underground &#8211; des souterrains de la ville à ceux de l&rsquo;âme</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Patrick Delperdange, Toison d&#8217;or</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 13:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Voici sans aucun doute un des meilleurs textes érotiques de ces derniers mois. Je tiens à vous le dire tout de suite, comme ça vous aurez l&#8217;occasion de vous diriger sans tarder vers la librairie électronique de votre choix et &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/patrick-delperdange-toison-dor/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/patrick-delperdange-toison-dor/">Patrick Delperdange, Toison d&rsquo;or</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici sans aucun doute un des meilleurs textes érotiques de ces derniers mois. Je tiens à vous le dire tout de suite, comme ça vous aurez l&rsquo;occasion de vous diriger sans tarder vers la librairie électronique de votre choix et de dévorer le texte excellent que <a title="Le site internet de Patrick Delperdange" href="http://patrickdelperdange.be/" target="_blank">Patrick Delperdange</a>, auteur bruxellois, nous a concocté sous un titre qui fait rêver, voire fantasmer : <a title="Patrick Delperdange, Toison d'or" href="http://www.onlit.net/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=660:toison-dor" target="_blank"><em>Toison d&rsquo;or</em></a>.</p>
<p>Pour celles et ceux qui préfèrent en apprendre davantage avant de débourser la somme ridicule que demandent ces braves gens des <a title="ONLIT Éditions" href="http://www.onlit.net/" target="_blank">Éditions ONLIT</a>, et pour ces fidèles lecteurs qui reviennent ici au retour de leur trip pour comparer leurs impressions aux miennes, je vous parle volontiers de ce texte merveilleux, dans lequel la plume de Patrick fait régner une ambiance pétrie de mystère et de sensualité où s&rsquo;enfonce, voire s&rsquo;engouffre le protagoniste masculin, Martin, savamment fourvoyé par les soins de ces deux collègues ravissantes que sont Isabelle et Carole.</p>
<p>Tout commence en douceur, par un geste qu&rsquo;on pourrait mettre sur le compte du hasard, comme Martin est tenté de le faire. Parce qu&rsquo;on n&rsquo;entend pas souvent parler d&rsquo;une femme qui s&rsquo;approprierait ce geste indécent et déplacé du mâle qui retrouve, le temps de quelques instants, des pulsions primaires en touchant les fesses d&rsquo;une femme. C&rsquo;est pourtant ce qui arrive à Martin, et il doit se rendre à l&rsquo;évidence : &laquo;&nbsp;les doigts de Carole ne l’avaient pas heurté par mégarde&nbsp;&raquo; (Chap. I).</p>
<p>De ce geste naît un ballet des regards et une suite de révélations progressives, le tout orchestré, comme Martin le comprendra très vite, par une troisième personne. Mais est-ce bien Isabelle, qui, grâce à de véritables didascalies, semble jouer le rôle de la metteuse en scène, ou plutôt l&rsquo;éminence grise, le vieil écrivain furtivement croisé entre les étagères de la librairie de Bruxelles où travaille le joyeux trio ?</p>
<p>Dès le début, le ton est donné, et la progression se fait tout en douceur, même si les gestes et les dialogues ne manquent pas d&rsquo;audace voire de crudité :</p>
<blockquote><p>— Viens voir mon cul, reprit-elle [i.e. Carole]. Viens voir mes fesses, et la raie entre mes fesses. Je vais les écarter et tu pourras voir tout ce qui se cache là. (Chap. IV)</p></blockquote>
<p>Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on est loin d&rsquo;ici du <em>bon coup</em>, tiré en vitesse tout au fond des étagères, au risque d&rsquo;être surpris par des inopportuns, ou acquis de haute lutte au bout d&rsquo;une soirée passée à engloutir force cocktails ou autres boissons alcooliques censées rendre la belle plus maniable. Le tout rappelle plutôt une initiation, une mise en scène magistralement orchestrée dont le but est bien la découverte, mais peut-être pas celle que vous pensez.</p>
<p>Dans cette histoire, rien n&rsquo;est jamais simple, et s&rsquo;il y a un fil d&rsquo;Ariane dans ce drôle de triolisme, c&rsquo;est bien l&rsquo;interrogation éternelle. Martin ne sait jamais vraiment où il en est, il cherche sa place dans cette constellation multiple en éternel mouvement, et la fin est des plus ambiguës. Certes, on apprend des choses, mais le mystère persiste dans les coulisses qui ne deviennent pas transparentes pour aussi peu.</p>
<p>Patrick Delperdange n&rsquo;a pas besoin de beaucoup de pages pour créer cet univers séduisant et pour l&rsquo;imposer, tout en douceur, à ses lecteurs, et il faut constater que les entraves dont on ne remarque pas la présence sont bien les plus fortes et les plus durables. Il ne faut pas plus qu&rsquo;une petite heure pour se perdre sans espoir de retour dans les revers de la Toison d&rsquo;or, et on en émerge dans le seul but d&rsquo;en réclamer davantage. J&rsquo;espère que vous m&rsquo;entendez, M. Delperdange !</p>
<p><a href="http://www.onlit.net/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=660:toison-dor"><img class="alignright size-medium wp-image-5950" alt="Patrick Delperdange, Toison d'or" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/delperdange_toison_dor-224x300.png" width="224" height="300" /></a>Patrick Delperdange<br />
<a title="Patrick Delperdange, Toison d'or" href="http://www.onlit.net/index.php?option=com_k2&amp;view=item&amp;id=660:toison-dor" target="_blank">Toison d&rsquo;or</a><br />
ONLIT Éditions<br />
ISBN : 978-2-87560-021-9</p>
<p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/patrick-delperdange-toison-dor/">Patrick Delperdange, Toison d&rsquo;or</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Il n&#8217;y a pas de Germanophobie dans le discours des Socialistes français</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 10:19:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Une fois de plus, le débat fait donc rage au sein de la classe politique, où on parle de nouveau d&#8217;une prétendue germanophobie. Celle-ci serait alimentée par, d&#8217;un côté, un brouillon d&#8217;un papier de position socialiste dans lequel il est &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/pas-de-germanophobie-des-socialistes/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/pas-de-germanophobie-des-socialistes/">Il n&rsquo;y a pas de Germanophobie dans le discours des Socialistes français</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/logo_jusos1.gif" rel="lightbox[5991]"><img class="alignright size-medium wp-image-6001" title="Logo PS et Jeunesses socialistes" alt="Il n'y a pas de germanophobie dans le Socialisme !" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/logo_jusos1-196x300.gif" width="196" height="300" /></a>Une fois de plus, le débat fait donc rage au sein de la classe politique, où on parle de nouveau d&rsquo;une prétendue germanophobie. Celle-ci serait alimentée par, d&rsquo;un côté, un <a title="CONVENTION EUROPE DU PARTI SOCIALISTE – AVRIL 2013" href="http://fr.scribd.com/doc/138061399/Convention-Europe-Vde-f" target="_blank">brouillon d&rsquo;un papier de position socialiste</a> dans lequel il est question d&rsquo;<em>intransigeance égoïste</em> de la chancelière et, de l&rsquo;autre, les propos du président de l&rsquo;Assemblée Nationale, M. Bartolone, tenus dans une <a title="Bartolone : &quot;Nous devons envisager le deuxième temps du quinquennat&quot;" href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/25/claude-bartolone-nous-devons-envisager-le-deuxieme-temps-du-quinquennat_3165882_823448.html" target="_blank">interview</a> parue dans le Monde du 26 avril, et dans laquelle il utilise le terme <em>confrontation</em>. Depuis, c&rsquo;est la guéguerre où, curieusement, les frontières entre formations politiques s&rsquo;estompent quelque peu, dans la mesure où ce ne sont pas seulement des partisans de la droite qui dénoncent la soi-disant germanophobie des socialistes, mais également des&#8230; socialistes. Une chose, capitale pourtant, ne me semble pas assez claire : Où, dans tout cela, se cache la Germanophobie si joyeusement dénoncée notamment par MM. Jean-François Copé et François Fillon qui croient pouvoir <a title="Jean-François Copé et François Fillon dénoncent la responsabilité personnelle de François Hollande dans la dégradation continue et consternante de la relation franco-allemande " href="http://www.u-m-p.org/actualites/espace-presse/jean-francois-cope-et-francois-fillon-denoncent-la-responsabilite-personnelle-de-francois-hollande-dans-la-degradation-continue-et-consternante-de-la-relation-franco-allemande-91232904" target="_blank">diagnostiquer</a> un &laquo;&nbsp;climat germanophobe qui gagne le PS et son allié d’extrême gauche&nbsp;&raquo;, ou encore par M. Borloo qui, dans sa <a title="Relations franco-allemandes : Jean-Louis Borloo contre les &quot;dérives germanophobes&quot;" href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/29/non-aux-derives-germanophobes-les-lettres-ouvertes-de-borloo-a-hollande-et-merkel_3168352_823448.html" target="_blank">lettre ouverte</a> au Président de la République, parle de &laquo;&nbsp;dérives germanophobes et anti-européennes&nbsp;&raquo;<sup><a href="http://postlucemtenebrae.eu/pas-de-germanophobie-des-socialistes/#footnote_0_5991" id="identifier_0_5991" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M. Borloo n&#039;en est d&#039;ailleurs pas &agrave; sa premi&egrave;re lettre ouverte adress&eacute;e &agrave; la chanceli&egrave;re f&eacute;d&eacute;rale. On se demande s&#039;il pense que celle-ci manque cruellement de papier peint pour d&eacute;corer les murs trop frustes de son bureau ?">1</a></sup> ?</p>
<p>Il faut, comme toujours, regarder de plus près. Qu&rsquo;a donc dit M. Bartolone ? S&rsquo;il parle effectivement, dans l&rsquo;interview citée supra, de confrontation, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;Allemagne qu&rsquo;il vise, mais bien la politique d&rsquo;austérité menée par la droite :</p>
<blockquote><p>Lui [i.e. François Hollande] appelle cela la &laquo;&nbsp;tension amicale&nbsp;&raquo; ; pour moi c&rsquo;est la tension tout court et, s&rsquo;il le faut, la confrontation. La France doit pouvoir combattre la conception de la <strong>droite européenne</strong> car cela amène à payer un prix démocratique trop lourd avec l&rsquo;apparition d&rsquo;un certain populisme en Italie ou même en France.<sup><a href="http://postlucemtenebrae.eu/pas-de-germanophobie-des-socialistes/#footnote_1_5991" id="identifier_1_5991" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Dans les citations, c&#039;est toujours moi qui souligne, &agrave; moins d&#039;indication contraire.">2</a></sup></p></blockquote>
<p>Et dans le fameux papier socialiste, dont la fuite a tellement fait jaser tout le monde, ce n&rsquo;est pas non plus l&rsquo;Allemagne qui se retrouve dans le collimateur, mais bien la politique signée <em>Merkel</em> :</p>
<blockquote><p>L’amitié entre la France et l’Allemagne, ce n’est pas l’amitié entre la France et la politique européenne de la chancelière Merkel.</p></blockquote>
<p>Ce que reconnaît aussi le rédacteur du Monde qui fait commencer son <a title="Le PS dénonce &quot;l'intransigeance égoïste de la chancelière Merkel&quot;" href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/26/le-ps-denonce-l-intransigeance-egoiste-de-la-chanceliere-merkel_3167068_823448.html" target="_blank">article</a> par une phrase qui a le mérite d&rsquo;être des plus claires : &laquo;&nbsp;L&rsquo;<strong>Europe de la rigueur</strong> est une nouvelle fois attaquée.&nbsp;&raquo; Et non point l&rsquo;Allemagne&#8230;</p>
<p>Pourquoi donc tant de bruit pour rien ? La réponse me semble assez facile : C&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;a toujours pas réussi, malgré plus de 60 ans d&rsquo;efforts européens – 27 ans après les accords de Schengen – à se défaire des vieilles lunettes nationales qui non seulement bornent notre perception du monde mais encore nous font voir des choses qui n&rsquo;existent tout simplement pas. La prétendue germanophobie n&rsquo;existe que dans le cadre de la lutte politique et dans l&rsquo;intérêt des médias à faire, justement, <em>beaucoup de bruit pour rien</em>, dans une perspective d&rsquo;un tirage accru de leurs feuilles respectives. Soyez rassuré, M. Borloo, ce n&rsquo;est pas &laquo;&nbsp;l&rsquo;ensemble des forces politiques allemandes&nbsp;&raquo; qui serait choqué par un papier socialiste, mais bien la droite européenne qui aimerait continuer sa politique d&rsquo;austérité afin de cimenter l&rsquo;appauvrissement des sociétés et de tenir les peuples de l&rsquo;Union sous le joug des banques et de leurs acolytes, les agences de notation. La gauche allemande partage les convictions de leurs camarades d&rsquo;outre-Rhin et ne souhaite rien autant que le départ de Mme Merkel et de sa clique de conservateurs et de néo-libéraux !</p>
<p>Et c&rsquo;est justement cela qui, malgré ce qui se clame tout haut dans la sphère politique, donne de l&rsquo;espoir. La solidarité à travers les frontières de plus en plus artificielles de celles et de ceux qui sont les premiers visés par les éternelles réductions budgétaires, les mêmes encore auxquels les ceintures serrées ôtent l&rsquo;air pour respirer : le peuple. Il faut donc enfin sortir du giron nationaliste qui, six décennies après la fin des boucheries nationalistes inaugurées par les guerres de la Révolution et de Bonaparte, portées à leur comble par celles des dictatures du XXe siècle, continue à régir la perception des sociétés qui auraient pourtant tous les moyens pour s&rsquo;en affranchir. Il faut reconnaître le fait que la politique des États membres de l&rsquo;Union ne peut plus se mener au seul niveau national, dans la mesure ou les décisions des plus petits les concernent tous, comme l&rsquo;exemple récent de la Chypre l&rsquo;a si clairement démontré. Arrêtons donc de brandir les drapeaux du XIXe siècle et et de nous emmurer dans les catégories surannées qui ne servent plus qu&rsquo;à alimenter la confusion.</p>
<p>&nbsp;_______________
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_5991" class="footnote">M. Borloo n&rsquo;en est d&rsquo;ailleurs pas à sa première lettre ouverte adressée à la chancelière fédérale. On se demande s&rsquo;il pense que celle-ci manque cruellement de papier peint pour décorer les murs trop frustes de son bureau ?</li>
<li id="footnote_1_5991" class="footnote">Dans les citations, c&rsquo;est toujours moi qui souligne, à moins d&rsquo;indication contraire.</li>
</ol>
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		<title>Léa Lescure, Les nuits mélangées</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 11:45:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver les origines de ce premier roman de Léa Lescure, Les nuits mélangées. Il suffit de saisir le nom de l&#8217;auteure dans votre moteur de recherche préféré, et vous vous retrouvez très &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/lea-lescure-nuits-melangees/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/lea-lescure-nuits-melangees/">Léa Lescure, Les nuits mélangées</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5977" class="wp-caption alignright" style="width: 272px"><a href="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/lea_lescure.jpg" rel="lightbox[5944]"><img class=" wp-image-5977" title="Léa Lescure" alt="Léa Lescure" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/lea_lescure.jpg" width="262" height="393" /></a><p class="wp-caption-text">Léa Lescure ©Pascale Lourmand/Kero</p></div>
<p>Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver les origines de ce premier roman de Léa Lescure, <em>Les nuits mélangées</em>. Il suffit de saisir le nom de l&rsquo;auteure dans votre moteur de recherche préféré, et vous vous retrouvez très bientôt dirigé vers un article paru en août 2011 dans <em>Rue89</em>, journal pour lequel Léa Lescure travaille encore aujourd&rsquo;hui : &laquo;&nbsp;De l&rsquo;argent facile au stigmate de la pute : une vie de prostituée&nbsp;&raquo;. Le <a title="De l'argent facile au stigmate de la pute : une vie de prostituée" href="http://www.rue89.com/rue69/2011/08/25/de-largent-facile-au-stigmate-de-la-pute-une-vie-de-prostituee-219040" target="_blank">reportage</a> en question raconte l&rsquo;histoire de Catherine, quinquagénaire qui, dans sa jeunesse, s&rsquo;est prostituée pendant onze ans, et qui, des décennies plus tard, continue à arborer les stigmates de cette profession bien particulière et à être hantée par le fantasme apparemment indélébile de cette dérive. Et il semblerait que l&rsquo;auteure aussi en a été hantée, suffisamment au moins pour en faire le point de départ d&rsquo;un roman et pour inventer un personnage qui raconte sa vie et ses dérives le long des quelques 150 pages de ce texte tout à fait remarquable.</p>
<p>On retrouve, dès les premières pages, jusqu&rsquo;aux détails de l&rsquo;histoire de Catherine : De la fac de psycho et des petits boulots ingrats et mal rémunérés jusqu&rsquo;à la douche <em>après</em> et l&rsquo;affirmation que &laquo;&nbsp;finalement, c’est rien&nbsp;&raquo;, en passant par le parcours de l&rsquo;auto-stoppeuse qui se mue en travailleuse de la rue &#8211; tout ça se retrouve dans le roman (<a href="#note_bas" name="note">1</a>). Et c&rsquo;est à partir de ces menus faits que Léa Lescure imagine et illustre le parcours de la pute, de ses débuts sur l&rsquo;autoroute jusqu&rsquo;au club et aux rendez-vous rémunérés de l&rsquo;<em>escort-girl</em>. La ressemblance s&rsquo;arrête pourtant là, et l&rsquo;histoire de Manon n&rsquo;est aucunement celle de Catherine. Et contrairement à l&rsquo;obsession de cette dernière qui a survécu aux décennies, c&rsquo;est un autre phénomène qui apparemment intéresse l&rsquo;auteure, celui de l&rsquo;isolement.</p>
<p>Parce que l&rsquo;histoire de Manon, ce n&rsquo;est ni un roman érotique ni une fable moralisatrice. On n&rsquo;y trouve aucune aventure croustillante, ni de doigt levé, mais une illustration de ce qu&rsquo;est l&rsquo;isolement social qui peu à peu engloutit le personnage, dans un procédé aussi lent qu&rsquo;il ne se rend compte que bien plus tard de ce qui se passe. Le côté effrayant, ce n&rsquo;est pas la déchéance physique que certains croient pouvoir diagnostiquer chez les prostituées, mais le silence qui tout doucement s&rsquo;installe entre Manon et ceux et celles qui, auparavant, constituaient l&rsquo;univers où elle évoluait, la perte progressive de ses points de repère, que ce soit la famille ou la fac. Les conversations téléphoniques avec la mère deviennent de plus en plus des leçons en monotonies, voire en mensonges, tandis que les rencontres familiales tournent à l&rsquo;horreur parce qu&rsquo;elles mettent en évidence la vie double que mène la protagoniste, obsédée par une découverte toujours possible de ses activités peu avouables. Quant à la fac, de cours séchées en désinscription, le chemin n&rsquo;est finalement pas très long et la pente bien trop douce. Mais la catastrophe, c&rsquo;est la rencontre avec un étudiant, Baptiste, et la découverte de l&rsquo;impossibilité d&rsquo;aimer autrement que par le physique. Pire encore, par le physique qu&rsquo;elle ne sait plus concevoir autrement que &laquo;&nbsp;tarifé&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Léa Lescure maîtrise les mises en scène, et elle sait se mettre dans la peau de ses personnages, au point que ceux-ci commencent à vivre de leur propre droit et qu&rsquo;on imagine pouvoir les croiser dans la rue. Ce qui est vrai surtout pour sa <em>Manon</em>, la jeune étudiante dont elle nous transmet les balbutiements au seuil de l&rsquo;âge adulte. Mais un des points les plus remarquables de ce petit roman, c&rsquo;est l&rsquo;absence des grands mots et des sentiments à deux balles. Tout y est comme flouté par le ciel brumeux au-dessus de Bruxelles, et les vies se déroulent dans une ambiance de grisaille permanente. À laquelle on n&rsquo;échappe tout simplement pas, mais qu&rsquo;on rend bien plus étouffante encore en coupant les ponts qui mènent vers l&rsquo;humain. Un beau texte et une auteure dont il faut impérativement suivre le parcours !</p>
<p>(<a href="#note" name="note_bas">1</a>) &laquo;&nbsp;— Alors tu fais des études de psychologie, c’est sympa.&nbsp;&raquo; (p. 11)<br />
&laquo;&nbsp;— Je fais serveuse parfois, et je bosse la nuit pour une entreprise de nettoyage de bureaux.&nbsp;&raquo; (p. 11)<br />
&laquo;&nbsp;— Finalement, c’est rien.&nbsp;&raquo; (p. 12)<br />
&laquo;&nbsp;Manon souriait, hystérique, à son pommeau de douche.&nbsp;&raquo; (p. 12)<br />
&laquo;&nbsp;seule, le pouce tendu dans l’obscurité, et les conducteurs comprendraient sûrement d’eux-mêmes.&nbsp;&raquo; (p. 12)</p>
<p><a href="http://www.editionskero.com/index.php/livres/82-les-nuits-melangees"><img class="alignright size-full wp-image-5946" alt="Léa Lescure, Les nuits mélangées" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/lescure_nuits_melanǵees.gif" width="298" height="475" /></a>Léa Lescure<br />
<a title="Léa Lescure, Les nuits mélangées" href="http://www.editionskero.com/index.php/livres/82-les-nuits-melangees" target="_blank">Les nuits mélangées</a><br />
Éditions Kero<br />
ISBN : 978-2-36658-045-7</p>
<p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/lea-lescure-nuits-melangees/">Léa Lescure, Les nuits mélangées</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Les Éditions Kirographaires en liquidation judiciaire</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 08:31:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Il semblerait que, d&#8217;après des informations circulant sur Facebook et confirmées par des auteurs de la maison, le tribunal de commerce d&#8217;Aix en Provence a déclaré, le 23 avril 2013, les Édition Kirographaires en liquidation judiciaire. Il s&#8217;agit donc bien &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/kirographaires-en-liquidation-judiciaire/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/kirographaires-en-liquidation-judiciaire/">Les Éditions Kirographaires en liquidation judiciaire</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il semblerait que, d&rsquo;après des informations circulant sur Facebook et confirmées par des auteurs de la maison, le tribunal de commerce d&rsquo;Aix en Provence a déclaré, le 23 avril 2013, les Édition Kirographaires en liquidation judiciaire. Il s&rsquo;agit donc bien de la fin définitive d&rsquo;une maison qui, malgré ses nombreuses difficultés, a eu à son actif des auteurs très talentueux comme p.ex. <a title="Éric Neirynck" href="http://www.ericneirynck.com/" target="_blank">Éric Neirynck</a>, auteur Bruxellois dont le recueil de nouvelles <a title="La tendresse d’Éric Neirynck : FACEBOOK mon amour !" href="http://postlucemtenebrae.eu/eric-neirynck-facebook-mon-amour/" target="_blank"><em>FACEBOOK mon amour</em></a>, sorti en janvier 2013, a été accueilli très favorablement par la blogosphère. D&rsquo;autres, dont les textes mériteraient d&rsquo;être connus du public, comme par exemple <em>Les petites dérives</em> d&rsquo;<a title="Aurélie Gaillot, Petites dérives involontaires ou Le témoignage de Lilou" href="http://postlucemtenebrae.eu/petites-derives-involontaires-un-roman-qui-fait-froid-dans-le-dos/" target="_blank">Aurélie Gaillot</a>, n&rsquo;ont même pas eu cette chance-là, l&rsquo;auteur ayant rompu le contrat après des mois et des mois d&rsquo;attentes toujours frustrées.</p>
<p>Certes, une liquidation n&rsquo;a rien d&rsquo;anormal dans le système capitaliste dans lequel nous sommes obligés de vivre. Rien n&rsquo;est, en effet, plus juste, mais il faut souligner une spécialité de cet éditeur qui rend sa disparition plus fâcheuse que d&rsquo;autres. Il faut savoir que le modèle économique des éditions Kirographaires a été en grande partie basé sur un système de pré-commandes. Ceci signifie que les auteurs étaient tenus de fournir à la maison des listes d&rsquo;adresses électroniques de leurs contacts et que ceux-ci ont ensuite reçu une lettre de la part de l&rsquo;éditeur, les informant de la parution du livre d&rsquo;un tel, livre qu&rsquo;on pouvait dès à présent pré-commander. Dans ces listes se trouvaient systématiquement des amis et des connaissances des auteurs respectifs, et un grand nombre de livres a été vendus ainsi, parfois des mois avant la parution du titre en question. L&rsquo;argent, lui, a par contre été encaissé tout de suite. Ce système a fonctionné pendant un certain temps, mais il y a un grand nombre d&rsquo;auteurs dont le livre n&rsquo;a jamais été imprimé (et la liquidation a mis une fin définitive aux espoirs les plus tenaces). Imaginez un peu la gêne des auteurs qui ne pourront rien répondre aux questions de leurs amis et qui se verront peut-être moralement obligés de les rembourser ? Dans le cas de ma <a title="L'aventure de Nathalie - version libre illustrée" href="http://nathaliesadventure.eu/" target="_blank">Nathalie</a> (cas théorique, vu que le livre a bien été imprimé), j&rsquo;aurais eu à débourser une somme de 234,50 €, soit dix pré-commandes pour un livre de 23,45 €. Une jolie somme, surtout quand on considère qu&rsquo;un auteur est censé être rémunéré pour son travail&#8230; Certains auteurs ont même rapporté des pratiques encore plus douteuses, ayant consisté à demander aux auteurs de verser de l&rsquo;argent afin d&rsquo;accélérer le processus éditorial. Ceci quelques semaines avant la liquidation, ce qui n&rsquo;a laissé que peu de chances à de telles promesses de se réaliser. Il faut espérer que ces Sirènes-là n&rsquo;ont pas été entendues !</p>
<p>En fin de compte, je vois cette décision du tribunal avec un certain malaise, parce qu&rsquo;un éditeur qui disparaît, cela laisse toujours une lacune, surtout quand on connaît les espoirs et les illusions des auteurs qui s&rsquo;y rattachent. En même temps, vu les pratiques des dernières semaines, il faut saluer la décision, parce que cela empêchera d&rsquo;autres de tomber dans le piège et de jeter de l&rsquo;argent dans un abîme.</p>
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		<title>Eric Neirynck, Fratrie Fatale</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Apr 2013 13:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Voici que, quelques mois seulement après le succès de FACEBOOK, mon amour, l&#8217;auteur bruxellois remet ça. Si donc, après la lecture de ses nouvelles, vous êtes resté sur votre faim et que vous demandez du rab, Eric Neirynck vous proposé &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/eric-neirynck-fratrie-fatale/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/eric-neirynck-fratrie-fatale/">Eric Neirynck, Fratrie Fatale</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4839" class="wp-caption alignright" style="width: 257px"><a href="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/01/eric.jpg" rel="lightbox[5887]"><img class="size-full wp-image-4839" alt="Eric Neirynck" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/01/eric.jpg" width="247" height="164" /></a><p class="wp-caption-text">Eric Neirynck, auteur bruxellois.</p></div>
<p>Voici que, quelques mois seulement après le succès de <a title="La tendresse d’Éric Neirynck : FACEBOOK mon amour !" href="http://postlucemtenebrae.eu/eric-neirynck-facebook-mon-amour/">FACEBOOK, mon amour</a>, l&rsquo;auteur bruxellois remet ça. Si donc, après la lecture de ses nouvelles, vous êtes resté sur votre faim et que vous demandez du rab, Eric Neirynck vous proposé son dernier opus en édition numérique, paru chez l&rsquo;éditeur <a title="Mots ouverts" href="http://www.motsouverts-editions.com/" target="_blank">Mots ouverts</a>, maison flambant neuve qui, d&rsquo;après sa présentation sur Viadeo, croit &laquo;&nbsp;que l&rsquo;avenir sera numérique&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire de deux frères, Pierre et Luc, de leurs vies certes divergentes, mais qui finissent par trop se ressembler. Celle, aussi, de la rencontre avec une femme d&rsquo;où naîtront des actes désespérés, des vies gâchées, des illusions brisées. Et une leçon de l&rsquo;humain qui va bien plus loin que les apparences. Parce que, à première vue, et sans regarder de trop près, l&rsquo;affaire ne semble pas bien compliquée. Tandis que l&rsquo;un, Pierre, a raté sa vie &#8211; vierge à 35 ans, habitant chez sa mère, un boulot ingrat -, l&rsquo;autre semble l&rsquo;avoir réussie : des études, un boulot qui lui permet de financer une maison, une femme, deux gosses. Mais non, en fin de compte, tout est plus difficile que ça, et ils finiront par sombrer dans le même malheur, dévorés par une femme, Isabelle / Julia, Sirène éternelle se nourrissant de chair humaine.</p>
<p>Il n&rsquo;y a pas moyen de se tromper, ce récit ne peut cacher ses origines. C&rsquo;est du Neirynck tout craché, jusque dans la moelle. Les portraits dressés d&rsquo;un pinceau rapide et sûr, la sécheresse des descriptions, la banalité qui guette à tout bout de champ. Avec en dessous la profonde humanité de l&rsquo;auteur, et à travers cela, l&rsquo;amour qui le lie au moindre de ses personnages, même &#8211; et peut-être surtout &#8211; les moins aimables. De ce côté-là, ces quelques pages procurent un plaisir certain. Il y a pourtant des remarques à faire, dont la plus importante concerne l&rsquo;utilisation, avec trop peu de réflexion, des stéréotypes dans l&rsquo;opposition des deux frères. Et ensuite, un certain manque de crédibilité dans le cas de Luc, le plus chanceux des deux frères. Celui-ci, apparemment, a l&rsquo;habitude des escapades extra-conjugales<sup><a href="http://postlucemtenebrae.eu/eric-neirynck-fratrie-fatale/#footnote_0_5887" id="identifier_0_5887" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Il parle de c&eacute;der &quot;une fois de plus &agrave; [s]on d&eacute;mon, [s]on obsession&quot; (p. 24), du &quot;mec qui trompe une nouvelle fois sa femme&quot; (p. 26), de son &quot;&eacute;ni&egrave;me aventure&quot; (p. 27), ">1</a></sup>, mais on ne comprend pas du tout pourquoi la dernière, avec Isabelle, le déstabiliserait autant, jusqu&rsquo;à le pousser au désespoir. On peut avoir l&rsquo;impression qu&rsquo;il y a un certain flou autour de ce personnage par trop conventionnel par bien des égards, et qui aurait sans doute mérité un travail plus approfondi. On croit deviner les préférences de l&rsquo;auteur pour le plus malheureux des deux, celui qui ouvre le ballet de leur descente infernale, mais la pertinence du récit aurait gagné si l&rsquo;autre avait pu profiter du même acharnement à créer, sous nos yeux, un homme véritable.</p>
<p>Toutefois, le plus grand des reproches qu&rsquo;on pourrait adresser à l&rsquo;auteur, est celui de ne pas nous avoir donné un texte plus long, dans lequel on aurait pu disparaître pendant des heures entières afin de barboter dans l&rsquo;univers si particulier d&rsquo;Eric Neirynck.</p>
<p><a href="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/neirynck_fratrie_couv.jpg" rel="lightbox[5887]"><img class="alignright  wp-image-5888" title="Éric Neirynck, Fratrie fatale" alt="Eric Neirynck, Fratrie fatale" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/neirynck_fratrie_couv.jpg" width="317" height="422" /></a>Éric Neirynck<br />
<a title="Éric Neyrinck, Fratrie Fatale" href="http://www.motsouverts-editions.com/produit/20/9782368630204/Fratrie%20fatale" target="_blank">Fratrie Fatale</a><br />
Mots ouverts<br />
ISBN : 978-2-36863-020-4</p>
<p>&nbsp;_______________
<ol class="footnotes">
<li id="footnote_0_5887" class="footnote">Il parle de céder &laquo;&nbsp;une fois de plus à [s]on démon, [s]on obsession&nbsp;&raquo; (p. 24), du &laquo;&nbsp;mec qui trompe une nouvelle fois sa femme&nbsp;&raquo; (p. 26), de son &laquo;&nbsp;énième aventure&nbsp;&raquo; (p. 27), </li>
</ol>
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		<title>Maître Golov &#8211; Le retour du nihiliste naturiste</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Apr 2013 14:58:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>L&#8217;un ou l&#8217;autre de mes lecteurs se souvient sans doute d&#8217;une de mes plus belles découvertes : Maître Golov, le nihiliste naturiste, le grand amoureux de la femme, dont les dessins sont tout simplement épatants par leur impertinence irrespectueuse, leur &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/maitre-golov-retour-nihiliste-naturiste/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/maitre-golov-retour-nihiliste-naturiste/">Maître Golov &#8211; Le retour du nihiliste naturiste</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://golov66.canalblog.com/archives/2013/03/08/26597582.html"><img class="size-full wp-image-5909 alignleft" title="JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME" alt="Maître Golov, JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/golov_dos_web.jpg" width="300" height="571" /></a>L&rsquo;un ou l&rsquo;autre de mes lecteurs se souvient sans doute d&rsquo;une de mes plus belles découvertes : <a title="Les femmes de Maître Golov – la beauté plus vraie que nature" href="http://postlucemtenebrae.eu/les-femmes-de-maitre-golov-la-beaute-plus-vraie-que-nature/" target="_blank">Maître Golov</a>, le <em>nihiliste naturiste</em>, le grand amoureux de la femme, dont les dessins sont tout simplement épatants par leur impertinence irrespectueuse, leur indécence rafraîchissante et leur humanisme qui ne recule ni devant la fragilité ni la faiblesse voire la laideur. Et quel meilleur exemple que cette femme debout, dressée devant un ciel vide ? Offrant son dos à la main serviable, elle écarte ses cheveux, dans un geste aussi simple qu&rsquo;admirable, pour éviter de se retrouver avec plein de crème solaire dedans. Au premier abord, une belle jeune femme comme tant d&rsquo;autres, une de celles qui peupleront, cet été encore, les plages par milliers et dont la nudité étalée sur le sable fera fantasmer plus d&rsquo;un. Mais c&rsquo;est en regardant de plus près qu&rsquo;on se rend compte de la maîtrise qui non seulement s&rsquo;empare des imperfections, du tissu abîmé, de tout ce qui peut ressembler à des cicatrices, mais qui s&rsquo;en sert pour en faire naître la fierté animale de cette femme arborant les stigmates de l&rsquo;espèce, le sceau de la mortalité, rendant par cela même sa beauté aussi poignante, aussi irrésistible. Parce que ce sont précisément nos défauts qui font notre beauté, pas la perfection. Celle-ci est réservée à des êtres indigestes qui ont un seul mérite &#8211; celui de ne pas exister.</p>
<p>On reste sans voix devant l&rsquo;amour &#8211; voire l&rsquo;obsession &#8211; du détail nécessaire pour arriver à une telle perfection dans l&rsquo;imperfectible. C&rsquo;est ce qui fait le génie de Maître Golov, le peintre de l&rsquo;humanité blessée. Et je prétends que l&rsquo;espèce n&rsquo;a jamais été mieux servie que par le coup de main de ce Maître-là qui, en alliant amour, beauté et faiblesse, revendique le profond respect qui est dû à tout être humain quand il se montre précisément tel, sans se cacher derrière les rôles qu&rsquo;il peut être obligés &#8211; ou contraints &#8211; de jouer. Par le seul fait qu&rsquo;il est faible, vulnérable et &#8211; en fin de compte &#8211; mortel.</p>
<p><em>PS : Maître Golov, originaire des Pyrénées orientales, est aussi le peintre des joies de la plage. Et c&rsquo;est pour célébrer le retour du soleil que je lui rends hommage en mettant un de ses dessins dans l&rsquo;en-tête de la Bauge.</em></p>
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		<title>Emmanuelle Cart-Tanneur, Et dans ses veines coulait la sève</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 11:25:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tomppa28</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Emmanuelle Cart-Tanneur n&#8217;est pas une inconnue des amateurs de nouvelles. Après un recueil numérique, publié sous le titre Ainsi va la vie par Numériklivres, voici un volume papier paru chez Terre d&#8217;Auteurs qui réunit dix-sept textes écrits entre 2008 et &#8230; <a href="http://postlucemtenebrae.eu/emmanuelle-cart-tanneur-dans-ses-veines/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a></p><p>Cet article <a href="http://postlucemtenebrae.eu/emmanuelle-cart-tanneur-dans-ses-veines/">Emmanuelle Cart-Tanneur, Et dans ses veines coulait la sève</a> est apparu en premier sur <a href="http://postlucemtenebrae.eu">La Bauge littéraire</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a title="Le blog d'Emmanuelle Cart-Tanneur" href="http://www.emmanuelle-cart-tanneur.net" target="_blank">Emmanuelle Cart-Tanneur</a> n&rsquo;est pas une inconnue des amateurs de nouvelles. Après un recueil numérique, publié sous le titre <em>Ainsi va la vie</em> par <a title="Emmanuelle Cart-Tanneur, Ainsi va la vie" href="http://numeriklire.net/2013/02/06/ainsi-va-la-vie-par-emmanuelle-cart-tanneur/" target="_blank">Numériklivres</a>, voici un volume papier paru chez <a title="Emmanuelle Cart-Tanneur chez Terre d'auteurs" href="http://www.terredauteurs.fr/spip.php?page=lire&amp;id_article=125&amp;lang=fr" target="_blank">Terre d&rsquo;Auteurs</a> qui réunit dix-sept textes écrits entre 2008 et 2012, et dont la plupart a déjà été présentés à des concours de nouvelles.</p>
<p>Certains de ces textes appartiennent au domaine fantastique si cher aux nouvellistes depuis au moins le XIXe siècle, et on y croise, dans une salle d&rsquo;attente pas comme les autres, des auteurs morts depuis longtemps (<em>L&rsquo;ivresse des auteurs</em>), un homme capable de faire sortir de leur cadre des éléments d&rsquo;une peinture, que ce soit des objets inanimés, des animaux, voire des êtres humains (<em>Le voleur</em>), ou encore une tempête incarnée (<em>Du vent dans les toiles</em>). D&rsquo;autres sont carrément réalistes et décrivent des situations qui, pour insolites qu&rsquo;elles soient, peuvent arriver à tout un chacun, même si la plupart d&rsquo;entre nous préférerait de ne pas s&rsquo;y retrouver. Que ce soit le soldat isolé entre la vie et la mort qui doit choisir quelle vie sacrifier, la funambule toute seule dans la nuit, le fils coupable et rejeté qui revient dans la maison paternelle, désertée depuis longtemps, ou encore le brillant metteur en scène qui, jour après jour, au milieu de la foule des adulateurs, doit vivre avec le souvenir de l&rsquo;occupation et de son crime, et expier la faute commise dans sa prime jeunesse.</p>
<p>Ce sont finalement ces derniers, les textes donc à vocation réaliste, qui l&rsquo;emportent haut la main, et parmi eux, ce sont les plus noirs qui collent. Ceux qui parlent d&rsquo;une faute dont la mesure dépasse une vie humaine, ou celui encore qui illustre le peu de valeur que peut avoir, pour certains, une vie humaine. Encore heureux qu&rsquo;on tombe aussi sur d&rsquo;autres où la mort revêt un costume aux couleurs moins sombres, et dans lesquels l&rsquo;humanité se défend bec et ongle contre le néant et les atrocités morales, et peu importe que ce soit un combat en silence, un geste que d&rsquo;autres ne sauront peut-être pas apprécier à sa juste valeur (<em>La mer à voir</em>, <em>Les petites roues</em>).</p>
<p>Parce que, là encore, c&rsquo;est un trait dominant des textes d&rsquo;Emmanuelle Cart-Tanneur : tout s&rsquo;y passe dans une ambiance feutrée qui ne laisse aucune place aux mots grandiloquents, aux paroles en l&rsquo;air, aux valeurs dont la pompe qui les entoure fait oublier la déshumanisation qu&rsquo;elles infligent aux membres de l&rsquo;espèce. Mais attention, cela n&rsquo;empêche pas les actes d&rsquo;avoir une portée qui traverse les décennies, ou une cruauté qui ferait dresser les poils à celui qui en serait le témoin.</p>
<p>On ne peut que recommander la lecture d&rsquo;un recueil, où même les textes les moins forts ont encore le mérite d&rsquo;être bien écrits. Si je pouvais me permettre de donner un conseil à l&rsquo;auteur, ce serait celui d&rsquo;abandonner le fantastique au profit des récits réalistes. Sa plume semble faite pour ces derniers, pour des situations où elle déniche l&rsquo;humanité des petits gestes. À lire une telle auteure, on ne peut que se féliciter du renouveau d&rsquo;intérêt pour un genre longtemps honni par les éditeurs français, et dont la renaissance coïncide avec la percée du numérique. Un phénomène qui, apparemment, a des répercussions jusque dans l&rsquo;édition <em>classique</em>.</p>
<p><a href="http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782919407026/et-dans-ses-veines-coulait-la-seve"><img class="alignright size-full wp-image-5882" alt="Emmanuelle Cart-Tanneur, Et dans ses veines coulait la sève" src="http://postlucemtenebrae.eu/blog/wp-content/uploads/2013/04/couv_last_14x9-bf7c4.jpg" width="338" height="512" /></a>Emmanuelle Cart-Tanneur<br />
<a title="Emmanuelle Cart-Tanneur, Et dans ses veines coulait la sève" href="http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782919407026/et-dans-ses-veines-coulait-la-seve" target="_blank">Et dans ses veines coulait la sève</a><br />
<a title="Emmanuelle Cart-Tanneur chez Terre d'auteurs" href="http://www.terredauteurs.fr/spip.php?page=lire&amp;id_article=125&amp;lang=fr" target="_blank">Version papier</a><br />
Terre d&rsquo;auteurs<br />
ISBN : 978-2919407026</p>
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